LES DIFFÉRENTS TYPES DE PÊCHE ET LEURS IMPACTS : EXPLICATION SIMPLE

Types de pêche – Méthode – Conséquences

 

 

 

 

 

Sennes coulissantes

Filet rectangulaire formant un cercle autour du banc de poissons. Un filin sert à refermer la poche. Capture des poissons juvéniles et des mammifères marins comme les dauphins.

Palangres ou palangrottes

Se pratique au mouillage avec une ligne et des hameçons. Ennemis des oiseaux marins, tortues et poissons non visés.

Filets maillants

Nappe rectangulaire très longue tendue vers le haut par des flotteurs et vers le bas par des lestes. Capture des oiseaux de mer et piège pour de nombreux animaux lorsqu’ils sont abandonnés (filets fantômes, dérivants…).

Chaluts

Filet en forme d’entonnoir traîné derrière un bateau, sur les fonds marins directement. Matériel non sélectif qui capture une quantité considérable d’espèces non visées. Endommagent largement les fonds marins, milieu de vie des poissons.

Pêche électrique

La pêche (à impulsion) électrique ou pêche au chalut électrique est un type de pêche au chalut utilisant un courant électrique de faible intensité au-dessus du fond. Le principe est que la partie avant du chalut, garnie d’électrodes, engendre un champ électrique faisant que le poisson plat ou la crevette se décolle du fond pour être « cueilli » par le filet qui suit. Interdites en Europe, elle pratiquée légalement ou non dans certaines parties du monde. Favorise la surpêche et les prises accidentelles.

 

COMMENT CONSOMMER DU POISSON SANS NUIRE À L’ENVIRONNEMENT ?

Chaque année, plus de 90 millions de tonnes de poissons et autres animaux aquatiques sont ainsi pêchés dans les eaux du monde entier, 33% des stocks de poissons sont considérés comme surexploités.

Il est donc primordial de privilégier les produits issus d’une pêche durable. On entend par ce terme une activité qui n’épuise pas les ressources, préserve les stocks d’animaux aquatiques, et les écosystèmes marins. Elle participe également à la lutte contre la pêche illégale et garantit la traçabilité des produits.

 

 

4 CONSEILS À RETENIR POUR FAIRE DU BIEN À NOTRE PLANÈTE :

 

1 – Diversifier sa consommation

Certains spécimens sont ainsi à favoriser comme le merlu, le thon bonite ou encore le flétan du Pacifique. Tandis que d’autres sont menacés comme le bar, l’anguille ou encore le cabillaud d’Atlantique, dont il est préférable de limiter sa consommation.

La provenance des produits est également importante puisqu’un poisson peut être en surpêche dans une partie du globe et géré de manière durable dans une autre.

 

2 – Soutenir la consommation de produits aquatiques durables et responsables

Pour être certain de faire le bon choix, privilégiez les labels MSC, ASC ou BIO. Ces derniers indiquent que votre produit provient d’une source bien gérée, à savoir de la pêche durable ou de l’aquaculture responsable certifiée :

MSC (Marine Stewardship Council) : Créé à l’initiative de WWF et Unilever, ce label identifie les produits de la mer sauvages et garantit que votre poisson est issu de pêcheries durables. Il veille à la pérennité de la ressource en réduisant l’impact de la pêche sur le milieu marin.

ASC (Aquaculture Stewardship Council) : Ce label concerne les produits issus de l’aquaculture. Il garantit que votre poisson a été produit dans le respect de l’environnement, et dans de bonnes conditions de travail pour les hommes.

BIO : Ce label est utilisé exclusivement dans le cadre de l’aquaculture. Il agit pour la préservation de l’environnement et privilégie des modes de production qui participent au bien-être animal. Les pesticides, OGM et hormones de croissance sont interdits.

 

3 – Favoriser la pêche française

Pour consommer du poisson de manière durable, privilégiez autant que possible les produits issus d’une activité française.
Selon WWF près de 85% de notre consommation annuelle de produits de la mer sont importés.

En privilégiant un poisson issu d’une pêche française, ou d’une aquaculture tricolore, vous contribuerez à réduire l’impact environnemental lié au transport des marchandises et à soutenir la filière de pêche française. De nombreuses espèces sont issues de la pêche française et présentent une grande variété de saveurs et de textures (merlan, lotte, sardine, seiche, Saint-Jacques…).

 

4 – Privilégier la qualité à la quantité

Depuis 2017, le label « Pêche durable » est un signe de qualité qui valorise les activités de pêcherie responsable.

Laissez de côté les poissons trop petits, indispensables au renouvellement de l’espèce. Privilégiez les poissons adultes, qui ont eu le temps de se reproduire et sont ainsi gages de qualité. Il existe également des saisons pour les produits de la mer. En effet, il est nécessaire de limiter la consommation de certaines espèces au moment de leurs cycles de reproduction. Par exemple les anchois sont à privilégier en été, tandis que la saison du bar s’étend de novembre à mars. Hors saison, pensez aux produits surgelés pour vous régaler et être sûr de consommer un produit de qualité.

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